Tonight I can write
the saddest lines.
To think that I do not have her.
To feel that I have lost her.

- Pablo Neruda (excerpt)

09 Feb 2008

La pionne vicelarde

Histoire

En entrant en dernière année au lycée, je ne connaissais pas grand-chose à l’amour ni, d’ailleurs, à la sexualité. Bien sûr, à 18 ans, j’avais déjà flirté avec quelques garçons du collège. Mais cela n’avait jamais été bien loin. Quelques bisous dans le cou, des promenades main dans la main, rien de plus. J’étais bien attirée par les garçons, mais il faut reconnaître que mes amies rencontraient plus souvent leurs faveurs que moi. C’était sans doute parce que, un peu forte, mon physique ne correspondait pas aux canons de la beauté du moment. La mode était aux filles filiformes que l’on voyait à la télé, pas aux petites rondes rigolotes et bien sympas…

En rejoignant à la rentrée ce lycée éloigné de mon domicile, j’espérais bien pouvoir assouvir les besoins naturels communs à toutes les filles de mon âge et trouver enfin un garçon gentil qui voudrait de moi. Je n’étais pas difficile, mais je ressentais au fond de moi un immense besoin de tendresse non satisfait. Je passerais cette année au lycée en tant qu’interne. Nous avions déménagé durant l’été et l’établissement était situé à près de 100 km de chez moi. Il m’était impossible de faire l’aller-retour quotidiennement…

Mes espoirs n’ont pas été déçus, bien qu’ils aient été comblés d’une manière peu orthodoxe. Mon désir de tendresse et de chaleur a été satisfait, mais pas comme je l’aurais souhaité au départ. En réalité, c’est dans les bras d’une femme de quelques années mon aînée que j’ai pu m’épanouir et laisser libre cours à mes pulsions…

Claire était pionne à l’internat. A 23 ans, elle suivait des études de droit et avait trouvé ce petit boulot pour financer ses années de fac. Elle était chargée de veiller sur le dortoir des filles et d’assurer la bonne marche de la collectivité. C’était une fille intelligente et gentille. Nous avons tout de suite sympathisé. Elle prenait habituellement ma défense quand les filles les plus délurées de la chambrée me faisaient subir railleries et moqueries. Je n’étais pas vraiment faite pour la vie de groupe. Les anciennes, présentes à l’internat depuis deux ou trois ans avaient rapidement pris l’ascendant sur moi. Seul mon humour et la protection de Claire me permettaient de supporter sans trop de difficultés les taquineries et brimades quasi-quotidiennes de mes camarades…

Un soir, alors que les choses avaient failli mal tourner, je me suis retrouvée dans la petite pièce qui servait de chambre à la pionne. Claire se contentait d’habitude de sermonner les coupables et de m’adresser quelques paroles de réconfort. Mais ce jour-là, devant mon désarroi, elle m’entraîna avec elle et entrepris de me consoler du mieux qu’elle le pouvait. Douce, presque maternelle, elle me prit dans ses bras et tâcha de me calmer. Je sentais sa main dans mes cheveux. Son visage, à quelques centimètres du mien, me souriait. À cet instant, je posai ma tête sur son épaule et éclatai en sanglots, vaincue par la bêtise et la méchanceté de mes camarades de dortoir. Claire me serra fort dans ses bras. Je relevai alors la tête pour m’excuser. Quand mes yeux embués de larmes croisèrent les siens, elle pencha délicatement son visage vers moi et vint coller ses lèvres contre ma bouche. Un peu désemparée, j’écartai les miennes pour accueillir sa langue…

La tension était forte entre nous. Je ne savais plus vraiment où j’en étais. Je sentais Claire qui tournait dans ma bouche et cette sensation inconnue n’était pas faite pour m’apaiser. Je me serrai encore un peu plus contre elle. Ses mains avaient glissé dans mon dos, sous ma chemise de nuit. L’une d’elles s’aventurait sur l’avant, entre nos deux corps juvéniles. Elle trouva sans peine le chemin de mes seins. Plaquée sur un mamelon, elle entama un mouvement circulaire délicat qui ne me laissa pas indifférente. De temps en temps, ses doigts venaient pincer mon téton, sans brutalité. Au bas de mon ventre, un léger picotement caractéristique m’indiquait que les caresses de la pionne n’étaient pas sans effet sur mon corps…

Claire m’invita sans un mot à m’asseoir sur ses genoux. A demi-consciente seulement, j’obéis. Une fois installée, ma protectrice se fit plus entreprenante. Alors qu’elle me caressait toujours la poitrine d’une main, elle profita de ma position pour m’écarter les cuisses. Son autre main vint se placer sur ma culotte, déjà mouillée par le désir. Elle appuya doucement sur le renflement du pubis, accroissant au passage mon excitation. Je sentais le tissu qui commençait à coller à ma vulve. Un peu honteuse, j’ouvris les jambes malgré moi. Du bout de ses doigts, Claire écarta l’étoffe du slip et vint fouiller dans mes poils. Vicieusement, elle se mit à caresser la fine peau qui recouvre les os du bassin entre le haut de la cuisse et le bord de la fente. Le majeur d’un côté, l’index de l’autre, elle massa délicatement les abords immédiats de ma chatte. Cet attouchement impudique électrisait tout mon bas-ventre…

Dans ma bouche, nos langues virevoltaient l’une contre l’autre. De temps en temps, les lèvres de Claire aspiraient mon muscle pour mieux le téter. Plus bas, elle branlait presque mon nichon, le pétrissant, le malaxant, tirant sur le bout turgide. Elle semblait avoir en elle une sorte de rage, de violence faite de désir trop longtemps contenu. Cela tranchait avec la douceur de ses caresses manuelles autour de ma vulve…

Les doigts, qui s’était jusque-là contentés de douces manipulations, se firent plus inquisiteurs. Peu à peu, ils se mirent à effleurer plus ouvertement les attributs de ma féminité. Je les sentais qui approchaient de mes lèvres vaginales. Quand, enfin, ils les touchèrent, une onde de plaisir m’envahit. Ce sentiment s’amplifiât encore lorsque l’index de Claire vint titiller l’extrémité de mon bourgeon, pointé tout en haut de mon sexe…

Complètement soumise à la pionne indécente, j’avais maintenant les jambes largement ouvertes. Je poussai involontairement mon bassin à la rencontre de sa main. Je devais de temps en temps quitter sa bouche pour exprimer mon plaisir. La chambre résonnait de mes gémissements et de mes soupirs. Mais bien vite, je revenais fourrer ma langue dans la bouche de mon initiatrice…

Je voulais moi aussi donner du plaisir à ma partenaire. Inexpérimentée, je tentais de reproduire sur son corps épanoui les caresses qu’elle me prodiguait avec tant de bonheur. Mes doigts s’aventuraient dans sa toison fournie, à la recherche des gestes qui sauraient la faire jouir. J’essayais maladroitement de dupliquer les mouvements experts de sa main sur mon coquillage. Heureusement, l’état d’excitation dans lequel nous nous trouvions suffisait à masquer mon inexpérience en la matière…

Claire avait maintenant fiché deux doigts dans mon trou. Elle les faisait coulisser avec constance. J’entendais le clapotis régulier que produisaient ses phalanges à chaque aller-retour dans ma fente baveuse. C’est la première fois que je recevais en moi d’autres doigts que les miens. Cette idée accrue encore mon excitation. Je me sentais devenir folle et j’avais du mal à demeurer sur les genoux de ma compagne. Je me laissais donc glisser sur son petit lit métallique et me couchai sur le dos, le bassin toujours agité de soubresauts…

Au-dessus de moi, le visage de Claire me souriait. Elle s’était agenouillée à mes côtés et semblait tout entière occupée à me branler. Les genoux largement écartés, elle accueillait également au fond d’elle-même deux de mes doigts. Les allées et venues de ma main dans sa moule paraissaient la combler. Encouragée par ses réactions, je la bourrai de plus belle. Je lisais sur son visage les prémices de l’extase. Sa deuxième main avait quitté mon sein et rejoint l’autre entre mes cuisses. Du bout des doigts, elle entrepris de me masser le clitoris. Reconnaissante, j’entrepris de lui prodiguer le même type de caresse. Tant bien que mal, j’appliquai mon pouce sur son bouton brûlant et turgescent. Elle avait vraiment un clito sans commune mesure avec le mien. Sa taille était bien du double et cela facilitait considérablement ma tâche. Dans un état second, j’avais bien besoin de ça…

Nous étions maintenant côte à côte, chacune la main sur le sexe de l’autre. Le petit miroir fixé sur la porte me renvoyait l’image de nos corps en délire. Je n’étais plus la seule à gigoter sur le lit. Claire, jusque-là appliquée et digne, se laissait maintenant aller à tous les débordements. Nous soulevions nos fesses de concert pour mieux sentir nos caresses mutuelles, pour recevoir plus intimement les doigts de l’autre. Je sentais ceux de Claire qui butaient tout au fond de moi et j’imaginais le plaisir qu’elle ressentait lorsque les miens cognaient les parois de sa vulve. Je n’étais plus seule à haleter et à gémir dans la chambre minuscule de la pionne…

Je ne saurais plus dire aujourd’hui qui, de moi ou de ma partenaire est partie la première. Peut-être avons-nous explosé en même temps après tout ? Je me souviens juste de m’être réveillée quelques heures plus tard, au petit matin, encore collée à Claire, deux doigts toujours plantés dans ma chatte…

A partir de ce jour, mon année d’internat s’est déroulée à mon entière satisfaction. Soutenue par la pionne, devenu mon amante régulière, j’ai pris confiance en moi. Les brimades ont cessé et je peux même dire que je suis devenue très respectée dans les dortoirs. Peut-être vous raconterais-je un autre jour comment j’ai pu, avec l’aide de Claire, mettre de l’ordre dans les chambrées.

This entry was posted on Saturday, February 9th, 2008 at 9:00 am and is filed under Histoire. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.

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