Tonight I can write
the saddest lines.
To think that I do not have her.
To feel that I have lost her.

- Pablo Neruda (excerpt)

29 Dec 2007

Debora, ma a petite pute a moi

Histoire

‘ai cinquante-deux ans et je suis notaire dans une grande ville de province. Je vivais seul jusqu’à ces derniers mois, bien que j’aie été marié durant plusieurs années avec une épouse qui me rendait souvent la vie infernale. J’ai décidé de m’en séparer il y a maintenant douze ans et je n’ai jamais eu à le regretter. Je me suis jeté à corps perdu dans le travail et je possède aujourd’hui le plus grand office notarial du département. J’ai de nombreux collaborateurs, ce qui m’a permis de lever le pied après un petit accident cardiaque survenu il y a déjà deux ans de cela. Aujourd’hui je m’occupe principalement des relations publiques de l’entreprise et j’ai beaucoup diminué mon activité professionnelle au quotidien. Mes employés travaillent pour moi et je profite de la vie comme je n’avais encore jamais pu le faire jusque là. J’essaye de prendre les choses du bon côté, en relativisant ce qui avait tellement d’importance à mes yeux auparavant et qui m’apparaît parfois si futile depuis que j’ai eu mon problème de santé…

C’est la raison pour laquelle j’ai brusquement décidé de partager à nouveau mon quotidien avec une femme. C’est fait depuis trois mois maintenant et je dois avouer que je suis pleinement satisfait de mon choix, à tel point que je me demande parfois comment j’ai pu passer toutes ses années sans Déborah ou l’une de ses semblables à mes côtés. Je me dis que j’étais vraiment idiot de privilégier à ce point ma vie professionnelle au détriment, notamment, de mon épanouissement sexuel. Evidemment, pendant ces douze années, j’ai eu des aventures. Quand on est, comme moi, un notable reconnu de sa ville avec, je dois la dire, la belle prestance et la tranquille assurance d’un quadragénaire arrivé, on n’a guère de mal à faire l’amour quand le besoin s’en fait sentir. J’ai sauté pas mal de mes clientes et encore plus de femmes parmi les épouses de mes amis. Mais je n’ai jamais réellement été satisfait par ces petits arrangements, les cinq à sept foireux avec des bourgeoises en mal de reconnaissance, les maîtresses exigeantes et pourtant si prévisibles une fois mises au lit. Enfin, tout ce qui fait l’ambiance des films de Chabrol, dans une moindre mesure cependant. Mon accident cardiaque a mis temporairement un frein à ce genre d’activités physiques et j’en ai profité pour cesser d’entretenir des maîtresses qui, en plus d’être coûteuses, commençaient de toute façon à singulièrement me porter sur le système. Les femmes sont toujours si compliquées…

Durant les deux ans qui ont suivi, j’ai vécu presque comme un ascète de ce point de vue là. J’avais aussi un peu peur de m’aventurer dans des relations risquées pour mon cœur. J’ai mis de nombreux mois à retrouver la pleine possession de mes moyens physiques et ce n’est qu’après une longue période de rééducation que je me suis senti à nouveau pleinement confiant et rassuré sur ma forme. C’est précisément à ce moment-là que j’ai fait la connaissance de Déborah…

C’était un cas douloureux et difficile. L’assistante chargée d’orienter les nouveaux clients au sein de l’office m’avait donc demandé si je voulais bien faire une exception à mes principes et accepter de m’en occuper. J’ai d’abord rechigné un peu mais, devant son insistance, j’ai fini par céder. Elle travaillait avec moi presque depuis mon installation dans la ville et j’avais toutes les raisons de lui faire confiance. Si elle insistait tant, c’était sans doute pour des motifs tout à fait valables. Elle a donc fixé un rendez-vous à la cliente pour le lendemain…

A l’heure dite, j’ai vu arriver une toute jeune fille, les bras chargés de dossiers et de documents divers. Elle me raconta longuement la tragédie qui était la sienne. Elle sanglotait en m’expliquant qu’elle était complètement dépassée par les événements et incapable de se débrouiller toute seule. Elle était encore lycéenne, en terminale me semble-t-il, et c’était l’un de ses professeurs qui lui avait conseillé d’aller voir un notaire. J’écoutais d’une oreille de plus en plus attentive ce qu’elle essayait de me raconter entre deux sanglots…

Déborah était la fille unique d’un couple de commerçants de la région. Ses parents tenaient un supermarché depuis de longues années et, malheureusement, ils venaient de décéder tous les deux dans un terrible accident de voiture dont je me souvenais avoir vaguement entendu parler aux informations régionales. Ils la laissaient seule au monde car elle n’avait aucune autre famille, ni grands-parents, ni oncles, ni tantes. C’est un cas de figure qui se présente de plus en plus souvent avec les évolutions démographiques et l’augmentation continuelle du nombre d’enfants uniques dans les familles. Elle était complètement désemparée et ne savait pas du tout comment surmonter la montagne de problèmes qui s’élevait face à elle. Je lui ai promis de l’aider et, pour commencer, je lui ai fixé un nouveau rendez-vous deux jours plus tard, pour pouvoir examiner tranquillement la masse de documents qu’elle avait amenée avec elle. Elle avait ramassé tout ce qu’elle avait trouvé dans le bureau personnel de son père à la maison et me l’avait apporté, bien incapable de démêler l’incroyable écheveau des contrats et autres papiers administratifs qui s’y trouvaient. En la raccompagnant jusqu’à la porte de l’office, je n’ai pas pu m’empêcher d’admirer son physique avantageux, surtout son joli petit cul serré, bien moulé dans la jupe étroite qu’elle avait jugé bon d’enfiler pour cet entretien qui devait être l’un des plus importants de sa courte vie…

J’ai passé plus d’une journée à trier, compulser et synthétiser les éléments donnés par Déborah et j’en suis finalement arrivé à la conclusion que cette brave petite n’avait pas grand chose à craindre de l’avenir, dés lors qu’elle serait parvenue à surmonter la douleur et le chagrin bien légitimes d’avoir perdu ses parents. En partant, ceux-ci lui avaient laissé une véritable fortune. Outre le magasin, qui valait son pesant d’or, ils possédaient des dizaines d’immeubles et un solide portefeuille boursier. Mieux encore, ils étaient assurés sur la vie pour des sommes considérables qui suffiraient amplement à couvrir les droits de successions énormes qu’elle aurait à payer une fois l’héritage liquidé. Cette gamine d’à peine dix-huit ans était déjà riche à millions et pouvait voir d’un oeil très positif l’avenir qui s’offrait à elle. Les loyers des immeubles à eux seuls pourvoiraient largement à ses besoins quotidiens pour le reste de ses jours. Avec une bonne gestion de patrimoine elle pouvait espérer demeurer oisive toute sa vie…

C’est en me couchant le soir même, que l’idée démoniaque qui devait décider du cours de mon avenir mais aussi de celui de Déborah naquit en moi. Ce soir-là, je me suis branlé en repensant à la petite lycéenne qui m’avait tant ému dans mon bureau la veille. En fait, je me suis rendu compte seulement ensuite que c’était l’un de mes vieux fantasmes qui venait de remonter à la surface. Je réfléchis longtemps au meilleur moyen de le concrétiser avant de m’endormir. Ma nuit fut peuplée de rêves érotiques comme je n’en avais pas fait depuis longtemps. La principale héroïne de mes songes fut, vous vous en doutez, la jeune héritière qui me captivait…

Quand elle revint me voir le lendemain, je lui expliquai en gros tout ce qu’elle avait besoin de savoir. Elle me semblait particulièrement naïve et désintéressée. Elle comprit néanmoins que ses études, pour lesquelles elle n’était pas spécialement douée mais qu’elle poursuivait pour faire plaisir à sa maman et à son papa maintenant disparus, venaient de perdre le peu d’importance qu’elles revêtaient encore pour elle. Je ne m’appesantis pas sur les détails mais lui confirmait qu’elle venait d’acquérir la qualité, extrêmement rare et enviée de nos jours, de rentière. Elle me faisait totalement confiance et j’en ai profité pour lui faire signer un mandat de gestion concernant ses immeubles ainsi qu’un pouvoir pour procéder en son nom à la liquidation du commerce dont elle ne pouvait pas décemment s’occuper si j’en jugeai par ses facultés de compréhension somme tout limité. En résumé, c’était une fille bien gentille mais pas vraiment très futée…

Je profitai également de ce second entretien pour parfaire ma connaissance de son anatomie et finir de me persuader qu’elle pourrait faire une excellente compagne de jeux, une fois correctement éduquée. Ses seins déjà lourds et assez opulents, sa paire de fesses rebondies mais apparemment fermes, ses longues jambes bronzées et musclées, tout en elle démontrait un potentiel certain. Je ne cherchais pas l’escroquer financièrement, je n’étais pas non plus à la recherche d’une poupée mannequin à traîner dans les soirées mondaines de la ville, mais plus je la regardais, plus je me disais qu’elle conviendrait parfaitement pour le rôle que j’espérais lui faire jouer dans ma vie d’homme solitaire. C’est pourquoi, quand elle fut sur le point de partir, je tentai de lui fourguer un nouveau rendez-vous dans la foulée, la semaine suivante, afin, lui ai-je dit, de lui présenter des acheteurs potentiels pour le magasin de ses parents. Elle accepta et nous convînmes ensemble d’une date ultérieure pour nous revoir.

This entry was posted on Saturday, December 29th, 2007 at 9:00 am and is filed under Histoire. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can skip to the end and leave a response. Pinging is currently not allowed.

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